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La Bretagne, entre identité régionale et nationale

La région de Bretagne est connue de tous, avec sa terre de granit, ses falaises escarpées, ses forêts denses et bien épaisses, sans parler de ses quatre villes : Côtes-d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine et Morbihan. Une telle diversité fait d’elle une région française dotée d’une richesse immense. On ne pourra pas en dire autant de sa population qui subit des tensions entre l’identité régionale et nationale.

Pourquoi un tel partage d’identité ?

La question sur l’identité régionale et nationale de la région de Bretagne a toujours suscité d’intenses débats. Lorsqu’on met de côté son aspect polémique, on est vraiment curieux à l’idée de savoir comment cette région de France vit cette l’identité nationale. N’oublions pas que depuis la Révolution française de 1789, la communauté nationale s’est bâtie contre les particularités culturelles et linguistiques de certaines régions. Cela engendre aujourd’hui une certaine tension entre la nation et les régions, la langue française et les langues provinciales. On constate alors une multitude d’identités au sein d’une seule et même nation.

Que nous révèle l’enquête de la Fondation européenne sur la Bretagne ?

Pour mieux analyser la relation entre l’identité nationale et l’identité régionale, l’enquête sur la citoyenneté de la Fondation européenne est la source idéale. Sur les quinze régions européennes ayant fait l’objet de cette enquête, seulement trois Françaises sont prises en compte. Ainsi, à la question de savoir dans quelle mesure les Bretons sont fiers d’être des Français, 51 % se disent fiers d’être des Bretons plutôt que des Français. 31 % seulement se voient plus Français que Bretons. En allant plus loin, cela devient très intéressant. En effet, pour la question dans quelle proposition ils décriraient leur sentiment d’appartenance, 50 % des Bretons se sentent plus français que bretons, par contre 23 % disent se sentir plus bretons que français. Seulement 35 % se sentent plus français que breton.

Que pouvons-nous retenir de l’enquête ?

Premièrement, ces chiffres traduisent la force de l’identité bretonne. Ce n’est pas étonnant que la demande de décentralisation soit plus forte dans cette région de Bretagne. En effet, 56 % des Bretons veulent plus de pouvoir pour leur région. Deuxièmement, ces chiffres mettent en évidence le caractère ouvert des Bretons. Ils ne sont pas exclusifs : seulement 1,5 % des Bretons interrogés se sentent exclusif. Plus encore, la majorité des personnes interrogées accorde un rôle essentiel à l’État pour une baisse de la disparité économique. Pour eux, l’État est l’instrument idéal pour garantir l’équité territoriale.